Quatre kilos et demi. C’est le premier chiffre que je regarde sur cette machine, parce que c’est celui qu’on sent vraiment quand on est allongé sur le dos, la tête dans le caisson, à tenir l’appareil d’une main pendant que l’autre cherche la bonde. La médiane du comparatif est à 7,4 kg. Presque 2,9 kg de moins, sur quelque chose qu’on monte à bout de bras au-dessus de son visage, ça ne se lit pas sur une fiche technique : ça se vit.
À 84,90 €, le JWM-331 est le broyeur d’évier que je conseille à quelqu’un qui pose lui-même, seul, sans aide et sans support. Il broie moins que la moyenne du comparatif et il ne le cache pas. Si c’est de la puissance que tu cherches à ce prix, il y a mieux, et je te dis lequel deux paragraphes plus bas.
4,52 kg, c’est la pose qui change, pas la fiche
Le poids d’un broyeur de déchets alimentaires, personne n’en parle avant de l’avoir monté. Après, on ne parle plus que de ça.
Un appareil de 7,5 kg, tu ne le tiens pas en place d’une seule main le temps de serrer le collier. Il faut un deuxième bras, ou une cale, ou un support de montage qu’on achète en plus et qui vole encore deux centimètres de hauteur sous le siphon. À 4,52 kg, le JWM-331 se maintient tout seul le temps du verrouillage. C’est bête. C’est aussi la différence entre une pose de vingt minutes et une pose d’une heure avec un juron par tour de vis.
Le prix va dans le même sens : 84,90 € relevés en août 2026, quand la médiane des 30 modèles tarifés du comparatif est à 221,89 €. On est sur le bas du catalogue, assumé.
373 W, et c’est là que je suis moins d’accord
La médiane de puissance du comparatif est à 560 W. Ce VEVOR annonce 373 W. L’écart n’est pas cosmétique, et je ne vais pas le maquiller.
Ce que ça veut dire concrètement : des épluchures, du marc, des restes d’assiette, ça part sans discuter. Des trognons de chou, des noyaux, des os de poulet, tu vas les entendre passer et parfois les entendre ne pas passer. Deux personnes, pas quatre. Le cadrage annoncé par la marque est honnête, et c’est assez rare pour être signalé sur cette catégorie de produit où tout le monde promet de broyer n’importe quoi.
Bon. Le problème, c’est qu’à quelques euros près, tu as du 560 W.
Le Treeisland, le Tenddya, le Caskunbsy : c’est le même appareil
Voilà quelque chose que personne ne te dira sur les pages produit. Une bonne partie des broyeurs à déchets vendus en France sont la même machine, sortie de la même chaîne, revendue sous des noms différents. 560 W, 1,2 L, 3400 tr/min, parfois jusqu’à la même photo d’un site à l’autre. Le comparatif a laissé tomber les doublons évidents et gardé de quoi montrer la famille, pour cette raison.
Trois d’entre eux te tendent la main juste à côté du JWM-331 :
Le Tenddya EM200 à 82,12 €, soit 2,78 € de moins, avec 560 W. Le Treeisland 560 W 1,2 L noir à 83,80 €, un euro de moins, 560 W lui aussi. Le Caskunbsy 560 W 3400 tr/min à 87,72 €, soit 2,82 € de plus. Et si tu veux rester chez VEVOR, le VEVOR JWM-V50 est à 87,90 € avec 560 W également.
Autrement dit : pour le prix d’un café, tu passes de 373 à 560 W. Si la puissance est ton critère, le JWM-331 n’a rien à répondre.
65 dB annoncés et une isolation phonique, dans un caisson ça se sent
Ce qui le sauve, c’est l’autre bout du problème. VEVOR annonce 65 dB et une isolation phonique sur ce modèle. Huit machines du comparatif publient un niveau sonore, leur médiane est à 68,5 dB.
Je le répète sur toutes les pages du site : le bruit annoncé ne dit qu’une partie de l’histoire, parce que c’est le meuble qui fait le bruit autant que la machine. Un appareil léger, isolé, dans un caisson garni, tu l’entends comme un moulin à café énervé. Le même appareil boulonné sec dans un caisson vide en panneau de particules, c’est une caisse de résonance. La chambre est en inox, ce qui reste le bon choix face aux cuves en autre matière qu’on trouve à ce niveau de prix.
À qui je conseille ce VEVOR, et à qui je dis non
Je le conseille à celui qui vit à deux, qui pose lui-même, et dont le caisson est déjà encombré par un adoucisseur, une poubelle coulissante ou un chauffe-eau. Léger, court, isolé : c’est le profil qui rentre là où les autres ne rentrent pas. Je le conseille aussi à qui veut essayer le principe du broyeur sans y mettre 250 €, quitte à monter en gamme dans trois ans.
Je le déconseille à un foyer de quatre ou plus, à qui va y passer des restes de repas complets tous les soirs, et à celui qui cuisine des viandes avec os. Pour tous ceux-là, les 373 W vont devenir un sujet dès le deuxième mois. Va voir le JWM-V50 chez la même marque, ou le Tenddya EM200 si le prix commande.
Prends-le pour son gabarit, jamais pour son prix
Le JWM-331 est un bon achat pour une mauvaise raison. Ce n’est pas son prix qui le justifie, puisque trois concurrents plus puissants sont au même euro. C’est son poids et son gabarit, et ça ne se voit que le jour de la pose et les soirs où le meuble vibre.
Si ton caisson est serré et que tu montes seul, prends-le sans hésiter. Si tu as de la place et deux bras disponibles, prends le 560 W d’à côté et garde la différence.